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Théâtre complet de J. Racine
Entstehung
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546
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PHÈDRE.

Dérobe sa vertu, qui brille à tous les yeux !

Ah! cest trop le livrer à des langues perfides.

Cessez : repentez-vous de vos vœux homicides ;Craignez, seigneur, craignez que le ciel rigoureuxNe vous haïsse assez pour exjucor vos vœux.

Souvent dans sa colère il reçoit nos victimes :

Ses présents sont souvent la peine de nos crimes.

THÉSÉE.

Non, vous voulez en vain couvrir son attentat :

Votre amour vous aveugle en faveur de lingrat.

Mais jen crois des témoins certains, irréprochables :Jai vu , jai vu couler des larmes véritables.

ARICIE.

Prenez garde, seigneur : vos invincibles mainsOnt de monstres sans nombre affranchi les humains ;Mais tout nest pas détruit, et vous en laissez vivreUn... Votre fils, seigneur, me défend de poursuivre,instruite du respect quil veut vous conserver,

Je laffligerais trop si josais achever.

Jimite sa pudeur, et fuis votre présence,

Pour nétre pas forcée à rompre le silence.

SCÈNE IV.

THÉSÉE.

Quelle est donc sa pensée? et que cache un discoursCommencé tant de fois, interrompu toujours?Veulent-ils méblouir par une feinte vaine?

Sont-ils daccord tous deux pour me mettre h la gêne ?Mais moi-môme, malgré ma sévère rigueur,

Quelle plaintive voix crie au fond de mon cœur?

Une pitié secrète et mafflige et métonne.

Une seconde fois interrogeons (Enone :

Je veux de tout le crime être mieux éclairci.

Gardes, quŒnone sorte, et vienne seule ici.

SCÈNE V.

THÉSÉE,PANOPE.

PAKOPE.

Jignore le projet que la reine médite,