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ACTE II, SCÈNE VI.
Tremblante pour un fils que je n’osais trahir,
Je te venais prier fie ne le point haïr :
Faibles projets d’un cœur trop plein fie ce qu’il aime !
Hélas! je ne t’ai pu parler que de toi-même!
Yenge-toi, punis-moi fi’un odieux amour :
Digne fils du héros qui t’a donné le jour,
Délivre l’univers fi’un monstre qui t’irrite.
La veuve de Thésée ose aimer Hippolyle !
Crois-moi, ce monstre affreux ne doit point t’échapper :Voilà mon coeur, c’est là que la main doit frapper.Impatient déjà d’expier son offense-jAu-devant de ton bras je le sens qui s’avance.
Frappe ; ou, si tu le crois indigne de tes coups,
Si ta haine m’envie un supplice si doux,
Ou si d’un sang trop vil ta main serait trempée,
An défaut de ton bras prête-moi Ion épée;
Donne.
OESOXE.
Que faites-vous, madame! Justes dieux.!
Mais on vient : évitez des témoins odieux.
Venez, rentrez; fuyez une honte certaine.
SCÈNE VI.
HIPPOLYTE, THÉRAMÈNE.
TIll'atAJliiNT.
Est-ce Phèdre qui fuit, ou plutôt qu’on entraîne?Pourquoi, seigneur, pourquoi ces marques de douleur?
Je vous vois sans épée, interdit, sans couleur.
UM'POLYTE.
Théramène, fuyons. Ma surprise est extrême :
Je ne puis sans horreur me regarder moi-même.
Phèdre... Mais non, grands dieux ! qu’en un profond oubliCet horrible secret demeure enseveli.
TIlÉn.UIÈNE.
Si vous voulez partir, la voile est préparée :
Mais Athènes, seigneur, s’est déjà déclarée;
Ses chefs ont pris les voix de toutes ses tribus;
Votre frère l'emporte, et Phèdre a le dessus.
ÏIIPPOLYTE.
Phèdre ?