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ACTE 111, SCÈNE 111.
Il y trouve un chapon, lequel a bonne raine.
Or celui pour lequel je parle est affamé,
Celui contre lequel je parle autem plumé ;
Et celui pour lequel je suis prend en cachetteCelui contre lequel je parle. L’on décrète ;
On le prend. Avocat pour et contre appelé :
Jour pris. Je dois parler, je parle ; j’ai parlé.
DANDIN.
Ta, ta, ta, ta. Voilé bien instruire une affaire!
Il dit fort posément ce dont on n’a que faire,
Et court le grand galop quand il est à son fait.
l’intimé.
Mais le premier, monsieur, c’est le beau.
DANDIN.
C’est le laid.
A-t-on jamais plaidé d’une telle méthode?
Mais qu’en dit l’assemblée?
LÉ ANDRE.
11 est fort à la mode.
L’INTIMÉ, d’un ton véhément.
Qu’arrive-t-il, messieurs ? On vient. Comment vient-on ?On poursuit ma partie. On force une maison.
Quelle maison? maison de notre propre juge.
On brise le cellier qui nous sert de refuge.
De vol, de brigandage on nous déclare auteurs.
On nous traîne, on nous livre à nos accusateurs,
A maître Petit Jean, messieurs. Je vous atteste :
Qui ne sait que la loi, Si quis canis , DigesteDe vi, paragrapho, messieurs... caponibus,
Est manifestement contraire à cet abus?
Et quand il serait vrai que Citron ma partieAurait mangé, messieurs, le tout, ou bien partieDudit chapon : qu’on mette en compensationCe que nous avons fait avant cette action.
Quand ma partie a-t-elle été réprimandée?
Par qui votre maison a-t-elle été gardée?
Quand avons-nous manqué d’aboyer au larron ?
Témoins trois procureurs, dont icelui CitronA déchiré la robe. On en verra les pièces.
Pour nous justifier voulez-vous d’autres pièces ?
is.