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Théâtre complet de J. Racine
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ACTE I, SCÈNE II.

De fournir la maison de chandelle et de foin :

Mais je ny perdais rien. Enfin, vaille que vaille,Jaurais sur le marché fort bien fourni la paille.

Cest dommage : il avait le cœur trop au métier;

Tous les jours le premier aux plaids, et le dernier ;

Et bien souvent tout seul, si Ton leùt voulu croire,

11 sy serait couché sans manger et sans boire.

Je lui disais parfois : Monsieur Perrin Dandin,

Tout franc, vous vous levez tous les jours trop matin.Qui veut voyager loin ménage sa monture ;buvez, mangez, dormez, et faisons feu qui dure.

11 nen a tenu compte. Il a si bien veillé

Et si bien fait, quon dit que son timbre est brouillé.

11 nous veut tous juger les uns après les autres.

Il marmotte toujours certaines patenôtres

je ne comprends rien. 11 veut, bon gré, mal gré,

Ne se coucher quen robe et quen bonnet carré.

11 fit couper la tête à son coq, de colère,

Pour lavoir éveillé plus tard quà lordinaire;

11 disait quun plaideur dont laffaire allait malAvait graissé la patte à ce pauvre animal.

Depuis ce bel arrêt, le pauvre homme a beau fane,

Son fils ne souffre plus quon lui parle daffaire.

11 nous le fait garder jour et nuit, et de près :Autrement, serviteur, et mon homme est aux plaids.Pour séchapper de nous, Dieu sait sil est alègre.

Pour moi, je ne dors plus : aussi je deviens maigre,Cest pitié. Je métends, et ne fais que bâiller.

Mais, veille qui voudra, voici mon oreiller.

Ma foi ! pour cette nuit il faut que je men donne.

Pour dormir dans la rue on noifense personne.Dormons-

(If sc couche par tene.)

SCÈNE II.

LINTIMÉ, PETIT JEAN.lintimé

lié, Petit Jean! Petit JeanI

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