PREFACE.
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du ridicule : et Je m’assure qu’il vaut mieux avoir occupé l’Impertinenteéloquence de deux orateurs autour d’un chien accusé, que si l’on avaitmis sur la sellette un véritable criminel, et qu’on eût intéressé les spec-tateurs à la vie d’un homme.
Quoi qu’il en soit, Je puis dire que notre siècle n’a pas été de plusmauvaise humeur que le sien, et que si le but de ma comédie était defaire rire. Jamais comédie n’a mieux attrapé son but. Ce n’est pas queJ’attende un grand honneur d’avoir assez longtemps réjoui le monde;mais je me sais quelque gré de l’avoir fait sans qu’il m’en ait coûté uneseule de ces sales équivoques et de ces malhonnêtes plaisanteries quicoûtent maintenant si peu à la plupart de nos écrivains, et qui font retom-ber le théâtre dans la turpitude d’où quelques auteurs plus modestes l’a-valent tiré.