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Abrégé chronologique de l'histoire des ordres de chevalerie, depuis l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem ou de Malte, en 1113, jusqu'à l'ordre royal de Hollande, en 1807
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DE CHEVALERIE. 353

s plus quau mérite , ils signaloient moins unev vie glorieuse quune naissance illustre ; et tel en-» fant qui ne fut jamais un homme, revétoit dès» le berceau une décoration quaprès cinquante» ans de services Fabert. ne put emporter dans» le tombeau.

» Louis XIV, vraiment grand quand il asso-w cioitle grand à lutile, sentit quun homme ne» devoit pas être moins recommandable par son» propre mérite que par celui de ses pères ; que» le prince ne deyoit se montrer ni ingrat en-m vers les sèrvices , ni impuissant dans la ma-» nière de les récompenser : en fondant lordre» militaire, il chargea lhonneur de payer les» dettes que ses trésors ne pouvoient acquitter.» On applaudit à des distinctions fondées sur ces» principes ; légalité elle-même ne les eût pas» repoussées. Offertes à qui veut les mériter s as-» surées à qui les mérite, elles fomentent lé» mulation : si tous ny peuvent pas atteindre ,w il nen faut pas accuser lesprit dune institu-» tion qui appelle tous les citoyens au partage» de ses faveurs, mais la nature, qui répartit» avec tant dinégalité les dons variés et pré-» cieux seuls en droit de lobtenir.

y) Les républiques anciennes avoient reconnuquil falloit des récompenses extraordinaires à

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