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I
de chevalerie.
Et voulant que le peu d’annéesQui nous conduisent à la mort ,Soient tranquilles et fortunées,
Malgré les caprices du sort yDe notre certaine science ,
Parmi la joie et l’abondance ,Débarrassé de tout souci,
Hors de celui de notre panse,
Nous avons, dans une séance,
Dressé les statuts que voici :
Dans votre auguste compagnieVous ne recevrez que des gensTous bien buvans et bien mangeans,Et qui mènent joyeuse vie.
Mêlez toujours dans vos repasLes bons mots et l'es chansonnettes ;Buvez rasade aux amourettes,
Mais pourtant ne vous grisez pas.
Que si, par malheur, quelque frèreVenoit à perdre la raison ,
Prenant pitié de sa misère,Rameuez-le dans sa maison.
Pour boire du jus de la treilleServez-vous d’un verre bien net ;
Mais n’embouchez pas la bouteille,Car je sais quel en est l’effet.
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