DE CHEVALERIE.
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ne trouva pas d’autre moyen pour récompenser les ca-pitaines de son armée, que de leur donner le collier del’Étoile, qui ne se donnoit auparavant qu’aux princeset aux grands seigneurs de France. Qu’à cette occa-sion, ceux-ci firent des remontrances au roi, lui expo-sant que c’étoit avilir l’Ordre que de le donner indiffé-remment à toute sorte de personnes , sans avoir égardà la naissance ; et que ce prince, ayant assemblé le cha-pitre de l’Ordre au palais de Clichy, en 1554 , ôta( par un mouvement d’humeur sans doute ) le collierqu’il portoit, le mit au col du capitaine du guet denuit, et l’appela chevalier du guet , ordonnant qu’àl’avenir il porteroit cette marque de l’Étoile, et que surles hoquetons ou casaques des archers du guet, il y au-roit devant et derrière une étoile blanche en broderie,ce qui donna lieu aux princes et aux seigneurs de quitteraussi le collier.
Mais voici ce qu’on répond à cela.
D’abord il n’est pas vrai que l’ordre de l’Étoile nese donnât qu’aux princes et aux grands seigneurs deFrance , puisque, dès sa création , on le voit composéde cinq cents chevaliers. Ensuite , les chevaliers de cetOrdre ne portoienl point de collier, comme on peutle voir par la circulaire que le roi Jean écrivit à ceuxqu’il voulut honorer de cet Ordre, et qui se trouve àla chambre des comptes de Paris, mémorial C, an-née i 55 i : ainsi,le roi Charles VII ne peut pas avoirôté son collier pour le mettre au col du chevalierdu guet. D’ailleurs , ajoute-t-on, dès le temps de saint