de chevalerie.
III
ques, tinrent un concile à Salamanque, et ac-quittèrent les chevaliers des accusations’ inten-tées contr’eux.
L’année suivante, le pape expédia de Poitiersune bulle au roi Denis, pour lui notifier laconvocation d’un concile général à Vienne enDauphiné, afin de décider la cause des Tem-pliers. Denis étoit un prince fort au dessus deson siècle par la prudence et les lumières. Il segarda bien d’abandonner le pays qu’il gouver-noit en père pour aller assister à un procès surlequel on va voir qu’il avoit son opinion formée.Il examina les choses par lui - même ; et trouvantl’ordre, tel qu’il existoit dans son royaume, nonseulement innocent, mais utile, il se proposa dele conserver, et il y parvint. 11 prit pour cela lesmoyens les plus sages et les plus adroits. Lespeuples étoient ameutés partout contre les Tem-pliers, et la tempête étoit violente : il n’eut gardede lui résister ouvertement ; mais en se donnantl’apparence de lui céder, il la fit servir à ses des-seins.
Il commença par faire disparoître tous les Tem-pliers du Portugal. Puis il donna un ordre gé-néral, par lequel leurs biens furent mis sous leséquestre et en régie. Lesbiens des chevaliersmis une fois dans sa main, il négocia et conclut