DE CHEVALERIE.
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distinguoit entr’autres le célèbre abbé de Clair-vaux, saint Bernard. Hugues des Payens et cinqde ses compagnons se rendent à cette assemblée :ils présentent aux pères des lettres qu’ils avoientdu pape et du patriarche de Jérusalem, avec letitre de leur fondation, afin d’en obtenir uneconfirmation authentique.
■Saint Bernard, chargé d’examiner les motifsde leur institution , déclare qu’il les a trouvéstrès-saints , et lit en même temps une règle qu’ila dressée pour eux , et où l’on voit que l’Ordredoit être composé, i°de chevaliers pour com-mander; 2 0 de frères servans d’armes pour servirsous les chevaliers; 3° de chapelains pour le ser-vice de l’église ; 4° de serviteurs domestiquespour l’in térieur de la maison.
D’après le rapport du saint abbé , le concileapprouve, par un décret, l’institution et la règle,et ordonne en même temps que les Templiersprendront l’habit blanc.
Or , et c’est ici le lieu de le dire, cet habit,comme celui des autres religieux de ce temps,ne différait de celui des laïques que par la cou-leur; il étoit long et traînant jusqu’à terre, avecune ceinture qui servoit à le relever lorsqu’onmarchoit en campagne, et l’on y joignoit une es-pèce de chaperon ou capuce ; car on ne conuois-