DE CHEVALERIE.
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Tout cela est confirmé en 111 5 , par une bulledu pape Pascal II qui, de plus, ordonne qu’aprèsla mort de Gérard, les recteurs seront élus parles hospitaliers. Et voilà pourquoi je rapportela formation de l’ordre à cette année iii3; car,jusque là, malgré tous leurs arrangemens, leshospitaliers n’avoient pas cessé de faire corpsavec les religieux de Saint-Benoît.
Gérard meurt en 1118, et Raymond Dupuy ,gentilhomme dauphinois, lui succède. C’est souslui que l’ordre des hospitaliers prend toute saforme, et, lui-même, il en est le premier grand-maître. Jusque là, les frères avoient été sansrègle écrite; Raymond leur en donne une, oùsont exprimés les vœux ci-dessus. Cette régie ,soumise au pape Calixte II, en 1120, est ap-prouvée par lui.
Voyant ensuite que les revenus de l’hôpital sur-passoient de beaucoup la dépense nécessaire àl’entretien des pèlerins et des malades, Raymondcroit ne pouvoir mieux faire que d’employerce surplus à la guerre contre les infidèles. Alorsil sépare les hospitaliers en trois classes : lesnobles, qui sont destinés à la profession desarmes; les prêtres ou chapelains, qui sont char-gés de tout ce qui a rapport au culte ; et lesfrères servans qui, sans être nobles, doivent