AMUSEMENS PHILOLOGIQUES,favoriser la pratique; jamais découverte n’a par-couru le globe avec une telle rapidité.
VARIOLE ou petite véeole. Ce fléau, si l’onen croit uu ancien manuscrit arabe , a paru pour lapremière fois en Arabie, en 672. On conjecture quec’est là que la prirent les Sarrasins , qui ensuite laportèrent chez les Orientaux, d’où elle se propageaen Chine et jusques sur les confins de l’Asie. Quantà nous, c’est vers le x e siècle, dit-on, que nos pèresallèrent en Asie chercher cette active contagion.D’autres auteurs font remonter son introduction enEurope , avant les Croisades ; ils pensent que lapetite vérole traversa la Méditerranée , et nous futapportée dès le vm e siècle au temps de la conquêtedes Espagnes par les Maures. Les Hollandais la por-tèrent aux Indes et chez les Hottentots, lorsqu’ilsconquirent le Cap de Bonne-Espérance en 1648.Des Missionnaires Danois firent ce triste présent auxGroenlandais en 1783. Les Russes l’ont portée jus-qu’aux extrémités de leurs vastes possessions , oùelle exerce de terribles ravages. Christophe Colombl’a transportée au Nouveau-Monde ; mais ce qu’il ena rapporté en échange est mille fois plus affreux.L’inoculation, puis la vaccine, ont arrêté les ravagesde la petite vérole.
Quant au mal vénérien , on a toujours fixé l’in-troduction de cette funeste contagion en Europe ,à l’époque de la découverte du Nouveau-Monde en1492. Cependant Pacificus-Maximus, poète La-