Êça AMTTSEMENS PHILOLOGIQUES,
pas quittes pour une simple disgrâce 5 souvenlils per-doient la rie, et malheureusement quelques-uns,après avoir péri, étoient reconnus innocens. Un petittableau des bizarreries de la fortune à cet égard, etdu danger des grandeurs humaines, n’étant pas sansintérêt, nous allons présenter sommairement uneliste d’hommes qui ont expié cruellement la fauted’avoir sacrifié à l’ambition et d’avoir abusé de lafaveur et du pouvoir dont ils étoient investis.
Pierre La Brosse , d’abord barbier de Saint Louis,puis favori et chambellan de Philippe le Hardi, futcondamné au gibet en i276,pouravoirvoulumettrele trouble dans la famille royale. ( Y. Velly, tom.Vi, pp. 019-025. )
Enguerrand de Marigny , principal ministre ,intendant des finances et favori de Philippe le Bel,fut condamné au même supplice le 3 oavril i 3 i 5 (i),après la mort de Philippe, sous Louis X son succes-seur; Charles de Valois, oncle du Roi, le fitaccuser
(j) On attacha son corps au gibet de Montfaucon, qui avoit étéélevé par ses ordres pour y exposer les corps des malfaiteurs aprèsleur supplice. Pasquier observe que les fourches patibulaires deMontfaucon ont porté malheur à tous ceux qui s’en sont mêlés}qu’Enguerrand de Marigny, qui les fit élever, y fut le premierattaché; que Pierre Remy, surintendant des finances, sousCliarles-le-Bel, les ayant fait réparer, y fut pendu sous Philippe de Valois ;et de notre temps, ajoute-t-il, Jean Alounier, lieutenant civil• de Paris, y ayant fait mettre la main pour les refaire, s’il n’yfinit pas ses jours comme les deux autres, il y fit du moinsamende honorable.