VARIÉTÉS. 2 S5
Cornutus , philosophe stoïcien , précepteur dePerse le satirique , et ensuite son commentateur, afait la remarque suivante sur ces mots de la pre-mière satire : Sum petulanti splejie cachinno .
te Physici dicunt homines splene ridere, felle irasci,« jecore amare, corde sapere, etpulmone jactari.»
Ebrard de Béthune (1) a rendu cette remarque endeux vers latins :
Cor sapit, et pulmo locpùtur; fel commovet iras }
Splen ridere facit, cogit amarc jecur.
et en français :
Le cceur, principe de la sagesse ;
Le poumon, principe de la parolejLe fiel, principe de la colère ;
La rate, principe du rire;
Le foie, principe de l’amour.
Selon un autre auteur :
Le cœur, principe et siège de la chaleur naturelle;
Le poumon, principe de la respiration;
Le fiel, excrément du foie et du sang ;
La rate attire l’humeur mélancolique ;
Le foie forme le sang.
D’après les expériences de Sanctorius, médecinde Padoue , qui a passé trente ans de sa vie dansdes balances, pesant exactement ce qu’il prenoit, etce qu’il rendoit par les différentes voies, il a été re-connu qu’un homme, pour se bien porter, doitré-
(i) Cet Ebrard a fait le vers défectueux suivant sur les Parques :Clotho colum retinet, Lach.csis trahit, Atropos occat.