ai0 AMUSEMENS PHILOLOGÏQtTES.
diminua bientôt. Noé avoit déjà 20 pieds de moinsqu’Adam ; Abraham n’en avoit plus que 28; Moysei 3 , Hercule 10, et ainsi des autres toujours en di-minuant. De sorte que, comme le dit très bienM. Sabbatliier, si la Providence n’avoit pas sus-pendu cette prodigieuse diminution, à peine oserions-nous aujourd’hui nous compter entre les insectesqui rampent sur la terre.
JeanGoropius, auteur brabançon, surnommé Be-canus, prétend, dansses Origines Antverpianœ, An-vers, 1 56 p in-fol., que le flamand ancien ( le cim-^brique) étoit la langue qu’Adam parloit dans le Pa-radis terrestre. Ailleurs il dit ingénument que si lemot «ic est commun à la plupart des langues, ( commesakkos en grec 5 saccus en latin ; sakk en goth ; sacen anglo-saxon ; sack en allemand, en anglais, en da-nois et en belge ; sacco en italien ; saco en espagnol;sac en français ; sak en hébreu, en chaldéen et enturc; sac en celtique; sach en teuton, etc. ), laraison en est toute simple ; c’est que lors de la con-fusion des langues, personne n’oublia son sac enquittant le chantier de Babel.
Nous avons des savans qui font remonter le bas-breton à l’origine du monde.
André Kempe soutient dans son singulier ouvragedes langues du Paradis, que Dieu parla à nos premiersparens en suédois, qu’Adam répondit en danois , etque le serpent tenta Eve en français. On voit que lefrançais a toujours eu une certaine réputation de ga-lanterie.