lc;6 AMUSEMENS PHILOLOGIQUES.
cueillit parfaitement, leur fit beaucoup de caresses,
et se chargea de les tous placer avantageusement.
Un noble de Sienne, nommé Pichi, qui a étémarié trois fois , a eu i5o enfans tant légitimes quenaturels, et il en emmena 48 à sa suite, étant ambas-sadeur vers le pape et l’empereur.
Une femme de Paris, qui a vécu 88 ans, a vu288 de ses enfans, petits-enfans et arrière-petits-en-fans.
Madame Henoywood du comté de Kent, mariéeà 16 ans, a eu 16 enfans dont trois moururent jeunes,et un quatrième qui n’en eut pas. Les douze autresl’en dédommagèrent bien, car sa postérité se mon-toit à la seconde génération à 114, à la troisième à228, quoiqu’à la quatrième elle retombât à 9. Lenombre total des enfans qu’elle avoit pu voir, semontoit donc à 36/j.. Elle pouvoit dire comme dansles lettres de Madame de Sévigné : cc Ma fille, allezdire à votre fille, que la fille de sa fille ciûe. :»
Le distique suivant va encore plus loin :
Mater aïtnatæ: Die nàtæ, ülia, natamUt moneat natæ plaugere üliolam.
JeanSzep, mort le 18 septembre 1804 àZolnoch,âgé de 98 ans, avoit été marié fort jeune. Il eut desa première femme 14 enfans qui lui ont donné 8apetits-enfans et 62 arrière-petits-enfans, lesquelsont encore accru sa lignée de 45 rejetons, ce qui aformé en tout une postérité de 200 personnes.
Il est mort en i8o5àKuttigen, canton d’Argovie,•une femme âgée de 86 ans qui a vu sortir de ses trois