l56 AMUSEMENS PHILOLOGIQUES.
LES CIRCONSTANCES DU PÉCHÉ.
Quis , quid , ubi, quibus auxiliis , cur , quomodo , quaudo;
Ce vers a été traduit en français ? par un sieurMagnon, sans doute plus religieux que poëte, quiy a joint les développemens ainsi qu’il suit :
Qui, quoi, par qui, combien, où, pourquoi, comment, quand :
Ainsi chaque degré rend le crime plus grand.
Qui, marque la personne et qijglle est sa puissance,
Tant celle du pécheur que celle qu’on offense.
Par qui, dit l’instrument; quoi regarde le fait ;
Combien, dit la rechute ; oà le lieu du forfait.
Comment, dit la manière ; et pourquoi, dit la cause ;
Et quand dit en quel temps le crime se propose.
Cette pièce est extraite des Heures du Chrétiendivisées en trois journées ; le tout traduitjidellementen vers et en-prose par le sieur Magnon. Pai'is }i654 ? in- 8.°
ATTRIBUTS DES CLOCHES.
C’est l’une d’elles qui parle :
Laudo Deurn verum , popnlum voco , congrego clcrumDcfunctos ploro, fugo fulmina (1), festa decoro.
EPITAPHE DE SAINT BERNARD.
Dans cette ancienne et bizarre épitaphe, on a joué
(1) C’est un ancien préjugé. Il est reconnu depuis long-tempsque le son des cloches pendant les orages est très dangereux. Unsavant allemand a prouvé dans une dissertation en 1785, que dansl’espace de 33 ans , le tonnerre est tombé sur 386 clochers où l’onsonnoit, et que 121 sonneurs ont été tués, et plusieurs blessés.Voyez à ce sujet notre Essai chronologique sur les hivers rigou-reux et sur les effets les plus singuliers de la foudre. Paris,Kenouard, 1821, i vol, in-&°, pag, 170, 175, etc. etc. etc.