POÉTIQUE CURIEUSE. 101
notis illustrant. Pictavii. Prostat Parisiis, apud vi-duam Cai’oli Coignard, 1699, in- 8° de cinquante-huit pages, et de plus huit au commencement etdouze à la fin. Cet ouvrage en prose n’a guère de re-marquable que la singularité de son exécution lipo-grammatique. Le îzj.* 6 chapitre (sans O ), non ter-miné, a pour titre Cæsarum mores et victoriœ. Ilest question dans les préliminaires de ce livre d’unpoëme attribué à Pierre de Riga, qui pouvoit avoirquatre cents vers, toujours sur l’histoire des hom-mes, mais dans les rapports de cette histoire avec lavenue de Jésus-Christ. On n’a cité que trois strophes,la première en dix vers sans A, la seconde en douzevers sans B, et la troisième en dix vers sans C.
L’ahbé de Court a donné dans ses Variétés ingé-nieuses , cinq lettres, dans lesquelles il n’a employéque quatre voyelles ; l’A manquoit dans la pre-mière 5 l’E dans la seconde ; l’I dans la troisième, etc.On voit dans le même recueil une lettre écrite enmonosyllabes, pareille à celle que Boufflers a adres-sée au duc de. \
Lope de Yega a publié cinq Nouvelles en prose ,la première sans A, la seconde sans E, etc. Je pré-sume que ces cinq Nouvelles sont dans le recueildont voici le titre : V-trios efectos de amor en onzenovelas exemplairs, nuevas, nunca vis tas, ni im-pressas . Las cinco escritas sin un a de las cinco le-tras vocales, y las otras de gusto, y apacible en-tretenimiento; compuestas por diferentes auloreslos mejores ingenios de Espana / recogidas por Isi-