POÉTIQUE CURIEUSE; qy
nommé Guillaume Iiéris, Liégeois, de l’ordre desCarmes, a publié un volume de 4 °° pages, com-posé de panégyriques des Saints de son ordre, loués,dit-il, cum extraordinarid methodo (1)5 et cetteméthode qui effectivement n’est pas fort usitéeconsiste à commencer tous les mots d’un panégyri-que , par la lettre initiale du nom du Saint qui enest l’objet. Voici comment l’auteur débute dans sonéloge de Saint Louis : Ludovicus Lutetianorum le-gislntor laudatissimus, Lutetium liberali lumineLugdunumque locupletavit, lepore laudabilis, lit-teraturâ luudabilior, liberalitate laudabilissimns .Il parle ainsi de la prise de Saint Louis par les Sa-rasins : Lacrymalem luctum lugete ; ligalur Ludo-vicus ; lumbi, lat.era , lacerti, laqueis ligamini-busque lignntur; luxurantia laceranlur lilia; la -cessuntur legiones; languenl ludovisiani lauri; lati-naque labai'a labefactantur. Ce G. Iléris, né eni 65 y, est mort vers la fin du jj.* siècle, aprèsavoir publié plusieurs pièces de vers en l’honneurde S. Joseph, patron de la ville de Liège, 1691 ,in- 4 °. Chacune de ces pièces est de dix vers.
Le Pape Adrien, mort en 79^, présenta à Char-lemagne une épître en forme de poëme, dont chaquevers commence par une lettre du nom du monarque.C’est lorsqu’il donna à ce prince le recueil des ca-nons , des épîtres des Papes et des décrétales.
(1) Le titre de son ouvrage est : Carmelus triumphans , sert sa-crée panegyres sanctorum Carmelitarum, ordihe alphabetico com-posilœ; ab Hermano à Sanctd JBarbCL ( Guillelmo Me ri s J,Lovanii, 1688, in- 8°,
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