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Amusemens philologiques, ou variétés en tous genres
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POÉTIQUE CURIEUSE. ^5

Ilugbaldus ou Ilnbaldus, bénédictin de Saint-Amand, qui vivoit du temps de Cliarles-le-Chauve,et qui est mort en 900, a fait un poëme taulogram-me en liionneur des chauves, quil a dédié à cetempereur. Tous les mots commencent |pr un C.Lune desplus anciennes édilionsdece poeme a pourtitre : Ilugbaldi monachi carmen mirabile ad Ca-rolum imperatorem calvum. On lit à la fin : Explicitcarmen Hugbaldi monachi ad Carolum de landecalvomm. In-4° golli. de quatre feuillets. Il a étéimprimé à Mayence avant i5oo. Il sort des pressesde Pierre Fridberg de Mayence. Panzer en parletom. II, pag. J44i il cite encore deux éditionsdifférentes de Bàle, i5i6 et 1819, in-4 0 . Il en existeencore plusieurs antres. Ce poëme a cent trente-sixveis.Voy. àce sujet. Freytag, Adparatus litterarius ,tom. II, pag. 983-39. Gaspard Barlhius a découverten Bohême un manuscrit qui renfermoit quinze versde plus, et ces vers, en lhonneur de lempereurCliarles-le-Chauve, sont dans Freytag, p. 934-35.

Voici le début du poëme :

CALVOKUM EJVCOMIUM.

Carmina clarisonæ calvis cantate Camœnæ,

Coinere condigno conabor cariâfcie calvos,

Contra cirrosi crines coufundere colli.

Cantica concclebrent callentes clarè Camœnæ,

Collaudeut calvos , collatrent crimiue clarosCarpere conantes calvos crispante cachinno.

Conscendat cœli calvorum causa cacumeu.

Conticeant cuncti concreto crine comatiCerrito calvos calventes carminé cunctos.

Consona conjuncliin cantentur cariniua calvis.

Etc,, etc., etc.