tOÊTÎQUE CtTRlEÜSE.
•pages. Ce volume curieux est composé de morceauxtii'és de Cicéron, Salluste, Tite-Live, V. Patercu-lus, Tacite, Pline, Suétone , C. Nepos, etc., qui ,choisis et réunis, forment une véritable histoire dela Révolution. Le texte esten regard du français. Ona encore le Plaidoyer de Lysias, contre les mem-bres des anciens comités de salut public et de sû-reté générale , (parM. Dupont de Nemours). Paris,an lu de la République, in-8° de 34 pages; ainsique C. C. Tacite, historien du Roi, de Madame ,de Buonaparté, de la Charte, des Fédérés, desPairs, etc. Paris , i8i5, in-8° de 3i pages. Maisl’ouvrage le plus piquant qui ait paru dans ce genre ,est P Oraison funèbre de Buonaparte, par une so-ciété de gens de lettres ( M. Beuchot ) ; prononcéeau Luxembourg, au Palais-Bourbon, au Palais-Royal et aux Tuileries . Quatrième édition, auxdépens des auteurs. Paris, 1814 , in- 8 ° de 39 pages.Tels sont les différens centons en prose qui ontparu dans ces derniers temps et dont nous avonsrecueilli les titres ; peut-être en existe-t-il davantage.
Nous n’avons pas besoin de dire que la poésie fran-çaise se refuse entièrement à fournir, comme la poé-sie latine, des lambeaux de vers dont on puisse for-merdes centons. Le génie de notre langue s’y oppose ;et rien ne seroit plus pitoyable qu’une semblablemacédoine qui annonceroit dans son auteur aussipeu de goût que d’imagination. Aussi les plus intré-pides partisans de ces nugæ difficiles qui font l’ob-jet de la présente poétique, n’ont pensé à composerun centon en vers français.