POÉTIQUE CURIEUSE.
Puis sur la Loire, enfin, pour tuer un seul herle (1)!
Que ne faut-il encor déraciner la berle (2) !
Mais tu ris, maudit Sphinx; puisses-tu près d’ Igud (3),Attendre un sort pareil à celui de Jéhud (4);
Ou même être haché comme le fut jébsyrlhe (5);
Gueuser de porte en porte, ainsi qu’un Jllétragyrte (6) ;Devenir plus chétif, plus mince que le jonc ;
A force de jeûner être creux comme un tronc ;
Au lieu du vin exquis que l’on recueille à Palme (7),
Boire s’en t’arrêter quatre litres d’ oxalme (8);
Ne respirer qu’un air empesté par le musc ;
N’avoir pour te nourrir qu’un pain couleur dé musc ,
Et quelques alimens affadis par le mucre (9) !
Mes termes, tu le vois, 11e sont point à mi-sucre (ia) ;
Mais je reçus le jour près de Cholmogorod (11);
Ton Baroque défi me parvint h Nislod (12).
Il faut te l’avouer, j’en eus le borborygme (i3) ;
J’en fus malade au point d’employer le pkénigme (14);
En cet instant, hélas! j’en suis encor confict (i5).
Mais puisque le délai doit, expirer ennuict( i6)>
(1) Oiseau qu’on trouve sur la Loire.
(2) Plante à fleurs ombellifères.
(3) Ville dans le désert de Barbarie.
(4) Fils de Saturne qui fut sacrifié par sou père.Dict. de lafable^
(5) Dictionnaire de la fable.
(6) Ibid.
(7) Une des îles Canaries. Gcogr. de Lacroix.
(8) Remède composé de sel etde vinaigre. Dioscor.,îiv.5, ch. 19.
(9) Corruption par l’humidité. Diction, du vieux langage, parLacombe.
(10) Voyez le Dictionnaire comique de Leroux.
(11) Ville de la Grande Russie. Géogr. de Lacroix.
(12) Autre ville de la Grande Russie. Ibid.
(13) Voyez Dictionnaire de l’Académie.
(-14) Ibid.
(15) Absorbé. Dictionnaire du vieux langage.
(16) Aujourd’hui. Ibid.