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manière dont on doit s’y prendre pour fairecette règle, iL faut remarquer,
Premièrement, que pour multiplier par10 un nombre quelconque , par exemplece nombre 24 , il ne faut qu’écrire un oà sa droite ; y en écrire deux pour le mul-tiplier par îoo ; y en écrire trois , pour lemultiplier par 1000; et ainsi de suite,comme on peut le voir par cet exemple ,sio , 24 oo, afooo, etc. Ce qui est con-forme à ce que l’on a dit à l’article de lanumération.
Secondement, qu’un produit est toujoursde même genre que le multiplicande. Cequi est évident, puisqu’un produit n’estjamais que le multiplicande pris un certainnombre de fois , on une partie du multi-plicande.
Troisièmement, qu’un multiplicateur nedoit jamais être considéré que comme unnombre abstrait, et qui ne fait qu’indiquerce qu’il faut faire du multiplicande. Siayant à payer, par exemple, 4 toises d’ou-vrage, à raison de 12 livres pour chaquetoise , on veut savoir combien il faut don-ner d’argent pour ces 4 toises, on ne diroitpas 4 toises de fois 12 livres , parce quecela n’auroit aucun sens. Mais on l'eroitce raisonnement : puisque chaque toisevaut 12 livres, les 4 toises valent 4 fois12 livres, ce qui fait 43 livres ; où il faut
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