FAUST.
191
solence contenue de l'autre est admirable-ment spirituel.
Il n'y a pas une connoissance que l’écolier11e voulût acquérir, et ce qu’il lui convientd’apprendre, dit-il, c’est la science et la na-ture. Méphistophélès le félicite de la préci-sion de son plan d’étude. Il s’amuse à dé-crire les quatre facultés: la jurisprudence,la médecine, la philosophie, et la théologie,de manière à embrouiller la tête de l’écolierpour toujours. Méphistophélès lui fait millearguments divers que l’écolier approuve tousles uns après les autres, mais dont la con-clusion letonne, pareequ’il s’attend au sé-rieux et que le Diable plaisante toujours.L'écolier de bonne volonté se prépare à l’ad-miration, et le résultat de tout ce qu’il en-tend n’est qu’un dédain universel. Méphis-tophélès convient lui-même que le doutevient de l’enfer, et que les Démons ce sontceux qui nient ; mais il exprime le douteavec un ton décidé, qui, mêlant l’arrogancedu caractère à l’incertitude de la raison, nelaisse de consistance qu’aux mauvais pen-chants. Aucune croyance, aucune opinion,ne reste fixe dans la tête après avoir en-tendu Méphistophélès, et l’on s’examine soi-