DE L’INFLUENCE DE L’ENTHOUSIASME, &c. 395
h brûler; ils aiment la science pour elle-même et ne se comptent pour rien, dès qu’ils’agit de l’objet de leur culte : la nature pby-
sioue suit sa marche invariable à travers la
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destruction des individus ; la pensée del’homme prend un caractère sublime quandil parvient à se considérer lui-même d’unpoint de vue universel ; il sert alors en si-lence aux triomphes de la vérité, et la véritéest comme la nature, une force qui n’agitque par un développement progressif etrégulier,
On peut dire avec quelque raison que l’en-thousiasme porte à l’esprit de système ; quandon tient beaucoup à ses idées, on voudroity tout rattacher; mais en général il est plusaisé de traiter avec les opinions sincèresqu’avec les opinions adoptées par vanité. Sidans les rapports avec les hommes on n’avoità faire qu’à ce qu’ils pensent réellement, onpourvoit facilement s’entendre ; c’est ce qu’ilsfont semblant de penser qui amène la dis-corde.
On a souvent accusé l’enthousiasme d’in-duire en erreur, mais peut-être un intérêtsuperficiel trompe-t-il bien davantage ; carpour pénétrer l’essence des choses, il faut une