DE LA CONTEMPLATION DE LA NATURE. 369
finie ; puisqu’il doit durer toujours. C’estdonc d’après un point de vue plus élevé queles philosophes allemands ont considérél’univers.
Il en est qui croient voir en tout deuxprincipes, celui du bien et celui du mal, secombattant sans cesse ; et soit qu’on attribuece combat à une puissance infernale, soit,ce qui est plus simple à penser, que le mondephysique puisse être l’image des bons et desmauvais penchants de l’homme, toujoursest-il vrai que ce monde offre à l’observationdeux faces absolument contraires.
Il y a, l’on ne sauroit le nier, un côtéterrible dans la nature comme dans le cœurhumain, et l’on y sent une redoutable puis-sance de colère. Quelle que soit la bonneintention des partisans de l’optimisme, plusde profondeur se fait remarquer, ce me sem-ble, dans ceux qui ne nient pas le mal, maisqui comprennent la connexion de ce malavec la liberté de l’homme, avec l’immortalitéqu’elle peut lui mériter.
Les écrivains mystiques dont j’ai parié dansles chapitres précédents, voient dans l’hommel’abrégé du monde, et dans le monde l’em-blème des dogmes du christianisme. La na-
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TOM. III.