I)E LA DOULEUR.
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j’ignore s’il est vrai qu’on vous y veuille dumal ; mais s’il en étoit ainsi, vous auriezcela de commun avec tous les bons qui ce-pendant ont pardonné à leurs ennemis, carJésus-Christ et Socrate, le Dieu et l’hommeen ont donné l’exemple. Il faut que lespassions haineuses existent ici-bas pour quel’épreuve des justes soit accomplie. SainteThérèse a dit des méchants :—Les mal-heureux, ils n’aiment pas, et ceux-là ce-pendant vivent aussi pour qu’ils aient letemps de se repentir.
“ Vous avez reçu du ciel des dons admi-
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râbles ; s’ils vous ont servi à faire aimerce qui est bon, n’avez-vous pas déjà jouid’avoir été un soldat de la vérité sur laterre ? Si vous avez attendri les cœurs parune éloquence entraînante, vous obtiendrezpour vous quelques-unes des larmes quevous avez fait couler. Vous avez des enne-mis près de vous, mais des amis au loinparmi les solitaires qui vous lisent, et vousavez consolé des infortunés mieux que nousne pouvons vous consoler vous-même. Quen’ai-je votre talent pour me faire entendrede vous ! C’est une belle chose que letalent, mon fils ; les hommes cherchent