DE LA MYSTICITÉ.
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nature : ils s’appliquent à l’étude du cœurhumain, qui est la première des sciences, etse donnent autant de peine pour connoîtreles passions afin de les apaiser, que les hommesdu monde pour s’en servir.
Sans doute il peut se remontrer encore degrands défauts dans le caractère de ceux dontla doctrine est la plus pure: mais est-ce àleur doctrine qu’il faut s’en prendre ? Onrend à la religion un singulier hommage parl’exigeance qu’on manifeste envers tous leshommes religieux, du moment qu’on les saittels. On les trouve inconséquents s’ils ontdes torts et des foiblesses ; et cependant rien nepeut changer en entier la condition humaine :si la religion «donnoit toujours la perfectionmorale, et si la vertu conduisoit toujours aubonheur, le choix de la volonté ne seroit pluslibre, car les motifs qui agiroient sur elleseroient trop puissants.
La religion dogmatique est un commande-ment ; la religion mystique se fonde sur l’ex-périence intime de notre cœur ; la prédicationdoit nécessairement se ressentir de la directionque suivent à cet égard les ministres de l’évan-gile, et peut-être seroit-il à désirer qu’onaperçût davantage dans leur manière de