DU CATHOLICISME.
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elle dorme beaucoup à penser. La plupartdes religions anciennes ont institué des sacri-fices humains ; mais dans cette barbarie il yavoit quelque chose de remarquable : c’est lebesoin d’une expiation solemnelle. Rien nepeut effacer de Famé en effet la convictionqu’il y a quelque chose de très mystérieuxdans le sang de l’innocent, et que la terre etle ciel s’en émeuvent. Les hommes ont tou-jours cru que des justes pouvoient obtenirdans cette vie ou dans l’autre, le pardon descriminels. Il y a dans le genre humain desidées primitives qui reparoissent plus ou moinsdéfigurées dans tous les temps et chez tous lespeuples. Ce sont ces idées sur lesquelles onne sauroit se lasser de méditer, car elles ren-ferment sûrement quelques traces des titresperdus de la race humaine.
La persuasion que les prières et le dévoue-ment du juste peuvent sauver les coupables,est sans doute tirée des sentiments que nouséprouvons dans les rapports de la vie, maisrien n’oblige, en fait de croyance religieuse,à rejetter ces inductions : que savons-nous deplus que nos sentiments, et pourquoi préten-droit-on qu’ils ne doivent point s’appliqueraux vérités de la fai ? Que peut-il y avoir
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