DU PROTESTANTISME.
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racine dans la nature. Il faut donc examiner,non dans le but de détruire, mais pour fonder lacroyance sur la conviction intime et non surla conviction dérobée.
On voit des erreurs durer long-temps ; maiselles causent toujours une inquiétude pénible.En contemplant la tour de Pise qui penche sursa base, on se figure qu’elle va tomber, quoi-qu’elle ait subsisté pendant des siècles ; etl’imagination n’est en repos qu’en présencedes édifices fermes et réguliers. Il en est demême de la croyance a certains principes, cequi est fondé sur les préjugés inquiète, et l’onaime à voir la raison appuyer de tout sonpouvoir les conceptions élevées de l’ame.
L’intelligence contient en elle-même le prin-cipe de tout ce qu’ellé acquiert par l’expé-rience ; Fontenelle disoit avec justesse quoncroyoit reconnaître une vérité la 'première foisqiéelle nous étoit annoncée. Comment doncpourroit-on imaginer que tôt ou tard les idéesjustes et la persuasion intime qu’elles fontnaître ne se rencontreront pas ? Il y a une har-monie pré-établie entre la vérité et la raisonhumaine qui finit toujours par les rapprocherl’une de l’autre.
Proposer aux hommes de ne pas se dire