DU PROTESTANTISME.
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fat l’ère de l’examen et de la conviction éclairéequi lui succède. Le christianisme a d’abordété fondé, puis altéré, puis examiné, puiscompris, et ces diverses périodes étoient né-cessaires à son développement ; elles ont duréquelquefois cent ans, quelquefois mille ans.L’Etre Suprême qui puise dans l’éternitén’est pas économe du temps à notre manière.
Quand Luther a paru, la religion n’étoitplus qu’une puissance politique, attaquée oudéfendue comme un intérêt de ce monde.Luther l’a rappelée sur le terrain de la pensée.La marche historique de l’esprit humain à'cet égard, en Allemagne, est digne de re-marque. Lorsque les guerres causées par laréformation furent apaisées, et que les réfu-giés protestans se furent naturalisés dans lesdivers états du nord de l’Empire Germanique,les études philosophiques, qui avoient toujourspour objet l’intérieur de l’aine, se dirigèrentnaturellement vers la religion ; et il n’existepas, dans le dix-huitième siècle, de littéra-ture où l’on trouve sur ce sujet une tellequantité de livres que dans la littérature alle-mande.
Lcssing, l’un des esprits les plus vigoureuxde l’Allemagne, n’a cessé d’attaquer avec