DU PROTESTANTISME.
279
«toit en lui le principe du courage de Faction:ce qu’il avoit de passionné dans Famé ne ledétournoit point des études abstraites ; etquoiqu’il attaquât de certains abus et decertains dogmes comme des préjugés, cen’étoit point l’incrédulité philosophique, maisun fanatisme à lui qui Finspiroit.
Néanmoins la réformation a introduit dansle monde l’examen en fait de religion. Ilen est résulté pour les uns le scepticisme,mais pour les autres une conviction plus fermedes vérités religieuses : l’esprit humain étoitarrivé à une époque où il devait nécessaire-ment examiner pour croire. La découvertede l’imprimerie, la multiplicité des connois-sances, et l’investigation philosophique de lavérité, ne permettoient plus cette foi aveugledont on s’étoit jadis si bien trouvé. L’en-thousiasme religieux ne pouvoit renaîtreque par l’examen et la méditation. C’estLuther qui a mis la bible et l’évangile entreles mains de tout le monde ; c’est lui qui adonné l’impulsion à l’étude de l’antiquité ;car en apprenant l’Hébreu pour lire la bible,et le Grec pour lire le nouveau testament, ona cultivé les langues anciennes, et les esprits
t 4