DÈS ÉCRIVAINS MORALISTES, ETC.
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On ne sauroit nier que les disciples de la nou-velle école, n’aient un peu trop suivi ce con-seil; mais ils n’en sont pas moins, à quelquesexceptions près, les écrivains les plus éclaii’éset les plus courageux de leur pays.
—Quelle découverte ont-ils faite, dira-t-on ?—Nul doute, que ce qui étoit vrai en morale,il y a deux mille ans, ne le soit encore ; mais,depuis deux mille ans, les raisonnements de labassesse et de la corruption se sont tellementmultipliés, que le philosophe homme de biendoit proportionner ses efforts à cette pro-gression funeste. Les idées communes nesauroient lutter contre l’immoralité systéma-tique ; il faut creuser plus avant, quand lesveines extérieures des métaux précieux sontépuisées. On a si souvent vu, de nos jours, lafoiblesse unie à beaucoup de vertu, qu’on s’estaccoutumé à croire qu’il y avoit de l’énergiedans l’immoralité. Les philosophes Alle-mands, et gloire leur en soit rendue, ont étéles premiers, dans le dix-huitième siècle, quiaient mis l’esprit fort du côté de la foi, legénie du côté de la morale, et le caractère ducôté du devoir.