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3 (1813)
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LA PHILOSOPHIE ET LA MORALE.

fils, et le sourire du vieillard pendant quonraconte son malheur est décrit avec unevérité déchirante. Lhomme qui na plus laconscience de lui-même, fait peur comme uncorps qui marcheroit sans vie. Cest un arbre, dit Engeî, dont les branches sont(t desséchées ; ses racines tiennent encore à la terre, mais déjà son sommet est atteint par la mort. Un jeune homme à laspectde ce malheureux, demande à son père silest ici bas une plus affreuse destinée quecelle de ce pauvre fou ? toutes les souffrancesqui tuent, toutes celles dont notre propreraison est le témoin, ne lui semblent rienà côté de cette déplorable ignorance de soi-même. Le père laisse son fils développertout ce que cette situation a dhorrible ; puis,tout à coup il lui demande si celle du criminelqui la causée, nest pas encore mille fois plusredoutable ? La gradation des pensées esttrès bien soutenue dans ce récit, et le tableaudes angoisses de lame est assez éloquemmentreprésenté pour redoubler leffroi que doitcauser la plus terrible de toutes, le remords.

Jai cité ailleurs le passage de la Messiade, le poète suppose que dans une planèteéloignée, dont les habitants étoient immortels,