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3 (1813)
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LA PHILOSOPHIE ET LA MORALE.

aux sentiments précurseurs de Jésus-Christ;nourri des pseaumes et de la bible, sesécrits conservent le caractère de la simplicitéhébraïque. Il se plaisoit à rendre la moralesensible par des apologues à la manière orien-tale ; et cette forme est sûrement celle quiplait davantage, en éloignant des préceptesle ton de la réprimande.

Parmi ces apologues, jen vais traduireun qui me paroît remarquable. Sous le gouvernement tyrannique des Grecs, il fut une fois défendu aux Israélites, sous peine de mort, de lire entreux les lois divines. Rabbi Akiba, malgré cette défense, tenoit des assemblées il faisoit lecture de cette loi. Pappus le sut et lui dit : Akiba, ne crains-tu pas les menaces de ces cruels ?te Je veux te raconter une fable, répondit le Rabbi.Un renard se promenoit sur les bords dun fleuve, et vit les poissons qui se rassembloient avec effroi dans le fond de la rivière.D vient la terreur qui vous agite, dit le renard ?Les enfants des hommes, répondirent les poissons, jetent leurs filets dans les flots, afin de nous pren- dre, et nous tâchons de leur échapper. Savez-vous ce quil faut faire, dit le renard?