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LA PHILOSOPHIE ET LA MORALE.
comment on fait de la vie ; l’un outrngeoitla nature comme l’autre outrageoit Famé.
Il faut, disoit Fichte, comprendre ce quiest incompréhensible comme tel. Cette ex-pression singulière renferme un sens profond :il faut sentir et reconnoître ce qui doit resterinaccessible à l’analyse, et dont l’essor de lapensée peut seul approcher,
On a cru trouver dans la nature trois,modes d’existence distincts ; la végétation,l’irritabilité et la sensibilité. Les plantes,les animaux et les hommes se trouvent ren-fermés dans ces trois manières de vivre, et sil’on veut appliquer aux individus même denotre espèce cette division ingénieuse, onverra que, parmi les différents caractères, onpeut également la retrouver. Les uns végè-tent comme des plantes, les autres jouissentou s’irritent ,à la manière des animaux, et lesplus nobles enfin, possèdent et développenten eux les qualités qui distinguent la naturehumaine. Quoi qu’il en soit, la volonté quiest la vie, la vie qui est aussi la volonté,renferment tout le secret de l’univers et denous-mêmes, et ce secret-là, comme on nepeut ni le nier, ni l’expliquer, il faut y arrivernécessairement par une espèce de divination.