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LA PHILOSOPHIE ET LA MORALE.
d’un homme peut être livrée à la méditation^on a raison d’encourager la multiplicité desconnoissances ; on se donne ensuite exclu-sivement a celle de toutes que l’on préfère ;mais il est peut-être impossible de comprendreà fond une science sans s’être occupé de toutes.Sir Humphry Davy maintenant le premierchimiste de l’Angleterre cultive les lettresavec autant de goût que de succès. La litté-rature répand des lumières sur les sciences,comme les sciences sur la littérature ; et laconnexion qui existe entre tous les objets dela nature doit avoir lieu de même dans lesidées de l’homme.
L’universalité des connoissances conduitnécessairement au désir de trouver les lois gé-nérales de l’ordre physique. Les Allemandsdescendent de la théorie à l’expérience, tandisque les Français remontent de l’expérience àla théorie. Les Français, en littérature, re-prochent aux Allemands de n’avoir que desbeautés de détail, et de ne pas s’entendre àla composition d’un ouvrage. Les Allemandsreprochent aux Français de ne considérer queles faits particuliers dans les sciences, et dene pas les rallier à un système ; c’est en cela