K A N T.
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taies. L’examen de la raison pure, c’est-à-dire des facultés primitives dont F intelligencese compose, ne fixa pas son attention. Leib-nitz, comme nous l’avons dit plus lia Ut, pro-nonça cet axiome sublime : “ Il n’y a riendans l’intelligence qui ne vienne par lés sens,si ce n’est l’intelligence elie-meuie.” Kant areconnu de même que Locke qu’il n’y avoitpoint d’idées innées, mais il s’est proposé depénétrer dans le sens de l’axiome de Leibnitz,en examinant quelles sont les lois et les sen-timents qui constituent l’essence dé Faméhumaine indépendamment de toute expéri-ence. La Critique de la Raison pure s’at-tache à montrer en quoi consistent ces Ibiset quels sont les objets sur lesquels elles peu-vent s’exerce!'.
Le scepticisme, auquel le matérialisme con-duit presque toujours, étoit porté si loin-que'Hume avoit fini par ébranler la base du rai-sonnement même en cherchant des ar«m-ments conù'e l’axiome qu’il n’y a point d’effetsans cause, Et telle est l’instabilité de la-nature humaine quand on ne place pas aucentre de Famé, le_ principe de toute convic-tion, que l’incrédulité, qui commence parattaquer l’existence du monde moral, arrive