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3 (1813)
Entstehung
Seite
73
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K A N T.

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taies. Lexamen de la raison pure, cest-à-dire des facultés primitives dont F intelligencese compose, ne fixa pas son attention. Leib-nitz, comme nous lavons dit plus lia Ut, pro-nonça cet axiome sublime : Il ny a riendans lintelligence qui ne vienne par lés sens,si ce nest lintelligence elie-meuie. Kant areconnu de même que Locke quil ny avoitpoint didées innées, mais il sest proposé depénétrer dans le sens de laxiome de Leibnitz,en examinant quelles sont les lois et les sen-timents qui constituent lessence Faméhumaine indépendamment de toute expéri-ence. La Critique de la Raison pure sat-tache à montrer en quoi consistent ces Ibiset quels sont les objets sur lesquels elles peu-vent sexerce!'.

Le scepticisme, auquel le matérialisme con-duit presque toujours, étoit porté si loin-que'Hume avoit fini par ébranler la base du rai-sonnement même en cherchant des ar«m-ments conù'e laxiome quil ny a point deffetsans cause, Et telle est linstabilité de la-nature humaine quand on ne place pas aucentre de Famé, le_ principe de toute convic-tion, que lincrédulité, qui commence parattaquer lexistence du monde moral, arrive