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3 (1813)
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DE LA PHILOSOPHIE ANGLOISE.

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manquoit à son caractère : il nétoit pas assezvertueux pour sentir en entier ce que cestque la liberté morale de lhomme ; cepen- 'liant on ne peut le comparer aux matéria-listes du dernier siècle, et ses successeurs ontpoussé la théorie de lexpérience bien au-delàde son intention. Il est loin, je le répète,dattribuer toutes nos idées à nos sensations,et de considérer lanalyse comme le seulinstrument des découvertes. Il suit souventune marche plus hardie, et sil sen tient à lalogique expérimentale pour écarter tous lespréjugés qui encornèrent sa route, cest àlélan seul du génie quil se fie pour marcheren avant.

Lesprit humain, dit Luther, est com- me un paysan ivre à cheval, quand on le relève dun côté il retombe de lautre.

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Ainsi lhomme a flotté sans cesse entre sesdeux natures, tantôt ses pensées le déga-geoient de ses sensations ; tantôt ses sen-sations absorbaient ses pensées, et succes-sivement il voulait tout rapporter aux unesou aux autres : il me semble néanmoins quele moment dune doctrine stable est arrivé :la métaphysique doit subir une révolutionsemblable à celle qua faîte Copernic dans le