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des Finances de la France. 339
inhérentes aux conftitutions particulières dechaque province, & toutes celles qui naî-tront, tantôt d’un attachement à d’anciensufages , tantôt d’un efprit de défiance furles. viies filcales de l’adminiftration : enfinl’attente probable , de laffer en peu de temsla conftance du Gouvernement, entretiën-' dra toutes ces oppofitions. En efiet, fi l’ad-miniftration réfifte quelquefois avec courageaux réclamations, dans le tems qu’elle eftencore animée par les motifs qui l’ont gui-dée , & par l’approbation qu’une partie dupublic accorde à fes vues, ce courage n’eftplus le même , à mefure que le zele du pre-mier moment s’affoiblit, & que l’opinionpublique, diftraite par de nouveaux objets,laiffe le miniftre aux prifes avec les difficul-tés : fouvent même elle fe joint par inconf-tance, à la critique que font des meilleursprojets, & ceux qui, bien traités de la for-tune , haïlfent tous les changements ; & ceuxqui s’attachent aux opérations d’un minif-tre , pour eftayer de lui nuire ; & ceux qui
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