lument pareilles dans chaque province.
Je dois tâcher de rendre Senlible cette dis-tinction.
On ne peut , fans déranger l’équilibredu commerce entre les diverfes parties duRoyaume, les Soumettre à des loix inégales& variées, Soit pour l’exportation des mar-chandises nationales, Soit pour l’entrée decelles des étrangers ; & l’on auroit tort deciter, comme une objection à ce principe ,l’exemple du petit nombre de provinces ,qui, diffinguées de toutes les autres, fontaffranchies des droits de traitte , & commu-niquent librement avec les Etats voifîns ;car c’elt en raiSon de cette conffitution par-ticulière , qu’on eft obligé de les envifagerelles-mêmes comme étrangères, en établis-sant les douanes, Sur la partie de leur terri-toire qui confine à l’intérieur du Royaume.On ne fauroit non plus, avec SageiSe, éta-blir des droits différents Sur les objets gé-néraux de consommation , tels que le Sel& le tabac, puifque ce Seroit donner ou-