des Finances de la France. 551
férieurs ou par leurs égaux, la crainte qu’ilsont d’être taxés, d’après la feule idée qu’ilsdonneront de leur fortune, les engage fou-vent à reftreindre leurs dépenfes, & à fepriver des jouiffànces qui font la récompenfe& l’encouragement du travail. Enfin , lesformes arbitraires font encore un mal d'ima-gination; car tout ce qui eft obfcur, in-certain , indéfini, entraîne après foi la défiance& la crainte ; & l’on devient ainfi malheu-reux par les fpéculations de fon efprit, forted’angoiffe d’autant plus pénible, qu’elle n’ap-partient ni à un jour, ni à un moment; maisqu’elle eft auffi continuelle que le fpeélacle del’avenir.
J’ai encore indiqué, comme une des prin-cipales réglés d’adminiftration, la fupprefliondes droits qui s’oppofent au progrès des ri-chelfes de l’Etat : tels font ceux qui pour-roient contrarier l’agriculture, le commerce
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& l’induftrie. Les impôts modérée fur les ter-res , n’arrêtent point les travaux des campa-gnes ; mais leur excès, qui fait dés recouvre-