des Finances de Là France, iôçj
Je ne doute point que la France, abf-tradion Faite de fon agrandiifenlent par lesconquêtes, ne foit beaucoup plus peupléede nos jours qu’elle ne l’a été dans les fie-cles précédents : ceux qui ont ahn'on'cé lecontraire , dans quelques - üns des écritséconomiques qui ont paru depuis unevingtaine données, n’ont appuyé leur opi-nion d’aucun calcul ; & l’on vôit aujour-d’hui mailifeftement , qu’ils étoient dansl’erreur fur ürt des points les plus eiïentielsde leurs Conjedures * püifqu’ils n’évaîuoientla population du Royaume qu’à t f OU 16millions d’ames.
D’ailleurs, fi l’on fixe fon attention furlés principales caufes de la multiplicationdes hoUlmes dans une contrée, on auroifcpeiné à concevoir pourquoi la populationde la France ferait diminuée ; l’art de laculture n’a pas rétrogradé , l’étendue desanciennes forêts n’eft plus la même , desmarais ont été deiïechés, la mer a délaifieplufieurs rivages, & des terreins immenfes
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