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dénués de reflources , parce qu’un grandnombre d’indigènes s’en éloignent, à l’âgeoù ils peuvent gagner leur vie, par le travail.Les différents degrés de falubrité du pays,changent aufli les rapports communs , entrele nombre des naillànces & celui des ha-bitants: ainfi , par-tout où Ja mortalité eltconftamment plus accélérée , le nombre desnaiffances répond à un moindre nombred’habitants, que dans les lieux où l’air & leclimat n’abrégent pas la vie des hommes.Cependant, toutes les différences que je viensd’obferver, & d’autres encore , acquiérentune forte d’uniformité, quand on les confi-dére en malfe, & dans l’immenfe étendued’un Royaume tel que la France: ainü l’ona pu, d’après diverfes recherches, fe formerune mefure générale de comparaifon. Lenombre des naiffances eft à celui des habi-tants, de un à vingt-trois & vingt-quatre,dans les lieux contrariés par la nature, oupar des circonftances morales : ce mêmerapport, dans la plus grande partie de la