i»F.s Finances de la France. igg
butions du Royaume ; car les principalesdépenfes confiftant dans le nombre desemployés , & dans l’étendue de leurs ap-pointements , ces dépenfes certainement nefuivroient point la progrelîion du droit:ainfi, fuppofons qu’il fallut trois millions defrais, pour lever tel impôt fur les confom-mations, dont le produit feroit de vingtmillions , il n’en coûterait peut-être quedouze ou quinze pour recouvrer ce mêmeimpôt, lors même que fon produit s’éten-drait à 300 millions. Mais un pareil projetferoit infenfé ; il n’eft pas au pouvoir d’unGouvernement d’élever un droit de confotn*mation au-delà de certaines bornes, parcequ’il y auroit tel degré de renchérilfementqui empêcherait d’acheter, ou qui exciteraitune contrebande 11 adive & Il générale,qu’aucun effort ne pourroit la réprimer.
Il eft une idée de ce genre , qu’on a vutraiter gravement, & dont par cette raifonje dirai quelques mots. On propofoit d’é-tablir un impôt unique, fur une efpece dedenrée fx néceflàire, que le droit fut iné-