des Finances de la France. >gs
qui les enchaînent, ne tiennent plus à rien \Une des erreurs de ces rai-fonnementsqui concluifent fi loin , c’eft qu’en ne faifanSnul compte du tems, on applique à l’hom-me , dont la vie n’eft que d’un inftant, descalculs qui n’appartiennent qu’à une duréeindéfinie ; & par une contrariété finguliere ,en ne fàifant nul compte du moral, on né-glige dans l’homme cette partie fpirituellede lui - même , qui étend & multiplie fesfentiments par la prévoyance. Que faut-ildonc, pour juger fainement des importan-tes queftions de l’économie politique ? Ilfaut rapprocher de notre nature les idéesfpéculatives, & les plans d’adminiftration ;il faut les allier à notre durée , & aux af-fections morales qui conft.’tuent la partieefiêntielle du bonheur ou du malheur. Alorson ne facrifiera point dans fes projets le pré-fent à l’avenir : alors on n’imaginera pas quetout l'oit égal, parce que la révolution desmêmes caufes produit les mêmes effets :alors on ne croira pas que tout puiffe être
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