des Finances de la France. 145'
très-important de donner purement & iim-plement à bail tous les droits du Roi, afinde pouvoir oppofer l’intérêt des fermiersaux fréquentes demandes de franchifes &d’exemptions ; mais un adminiftrateur quiauroit befoin d’un pareil prétexte, pour ré-fiiter aux follicitations injuftes , paroîtroità demi vaincu, & toutes les petites précau-tions auxquelles on voudra recourir pourrendre fort un homme foible, feront tou-jours infuflîfantes.
Les bénéfices des fermiers & des régif-feurs des droits du Roi, ne compofent quela plus foible partie des frais de recouvre-ment : l’autre eft compofée de tous lesappointements d’employés & des diverfesdépenfes générales , qu’entraînent une ma-nutention fi variée. Je crois que dans laconftitution aétuelle des droits fur les con-fommations, ces frais approchent de bienprès du degré d’économie qu’on peut rai-fonnablement attendre : il y a eu différentesréformes & plufieurs réductions à l’époque