des Finances de la France. 127
dans l’avenir , les réflexions que je dépofeici font peut-être un véritable fervice: car flelles 11e tombent pas dans un profond ou-bli , l’on doutera peut-être un jour que qua-rante-huit receveurs généraux foient nécetfaires au Royaume de France. Mais fi jamaison veut revenir à un ordre plus fimple , jeconfeille à celui qui l’entreprendra de pro-fiter d’une faute que j’ai faite , & de n’ad-mettre qu’un ou deux receveurs générauxfupprimés, dans l’adminiftration économiquequ’il propofera au Roi de former : car l’ha-bitude d’un ancien état, & le fouvenir deplus grands bénéfices, font de trop forts liensà rompre, & l’on ne peut pas compter furun pareil abandon de foi-même: dès-lors,cependant, l’établiflement nouveau qu’on afondé, fe trouve privé de fes défenfeurs na-turels. Ce n’eft pas qu’un miniftre ne puilfeaifément s’affurer du zele de toutes les per-lonnes dont il furveille les travaux ; & c’eftpar ce motif, que je cédai lans crainte àdes égards d’équité pour les perfonnes, en