des Finances de la France, isi
font entrés tout de fuite dans des jouiffan-ces confîdérables. Je pourrois citer des faitsencore plus particuliers ; mais dans ces for-tes de difcutions, les circonttances les plusprobantes touchent de fi près aux perfonnes,qu’on ne peut fe le permettre. Je fuis entrédéjà dans trop de difcutions, & il m’eft pé-nible d’avoir été réduit à appuyer d’une petitecontroverfe, des principes qui font fi clairsaux yeux de la fimple raifon.
On découvre cependant, au milieu de cefrbrouffailles, le germe d’une grande vérité ;c’eft qu’entre toutes les difpofitions publi-ques dont un miniftre des finances peut s’oc-cuper , ce font toujours les actes d’écono-mie qui font les plus. difficiles ; c’eft qu’ony prend toujours l’intérêt perfonnel corpsà corps, & que dans ces combats particu-liers, on n’eft que foiblement foutenu parl’opinion publique: elle ne peut, en effet*être éclairée que fur les grandes maflfes >elle rend bien hommage à l’efprit d’écono-mie ; mais dès que les objets fe compliquent,