des Finances de la France. I19
réflexions, cinq receveurs généraux ayanteu befoin de fecours dans le cours de monminiftere , j’ai été dans le cas de les obligerà nie déclarer leur fituation; & il eft ré-fulté de leur aveu, qu'ils avoient cnfembledepuis nombre d’années près de cinq mil-lions appartenants au Roi, & dont ils nepouvoient s’acquitter qu’en partie avec lafinance de leurs charges. Àulli eft - il uneconfidération , qu’on peut encore compterparmi les défavantages du rétabliffementdes receveurs généraux, c’eft que la financedes nouvelles charges fe trouvant compoféede la finance des anciennes, le Roi reftedébiteur d’un gros capital dont il payerales gages au denier vingt, tandis que cemême capital eut pu être éteint, en grande-partie , par des compenfations légitimes avecles débets , qui fe feroient trouvés entre lesmains de plufieurs receveurs généraux, lil’on eut compté définitivement avec eux.
Que près de ces différents éclairciftements,on voulut prouver par les régiftres de l’ad-
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